Nous
voici devant ce qui est peut-être notre dernière chance — mais aussi la
meilleure — de mener à bien la planification des transports et
l’aménagement des infrastructures dans la région du grand Toronto et de
Hamilton (RGTH).
Tous ceux et toutes celles qui font la navette pour travailler — en
voiture, par vélo ou sur les transports publics — connaissent bien le
grand encombrement de nos routes et la congestion des transports en
commun. Cette région métropolitaine figure parmi les cinq qui sont les
plus congestionnées sur le continent nord-américain.
Nous avons à confronter ce dilemme en grande partie parce que la façon
dont nous planifions et finançons les transports est inadéquate. Notre
économie régionale a débordé les limites municipales, et la coordination
de la planification et de la prestation des services fait défaut. Ce
n’est pas compliqué : nous devons mettre plus d’argent dans les
infrastructures de transport.
À part ces enjeux, nous constatons certaines tendances importantes qui
nous amènent à repenser les déplacements dans la région :
La modification des déplacements nécessite une démarche de politique
publique essentiellement nouvelle. La ministre Cansfield et le
gouvernement provincial ont pris un premier pas audacieux en créant
Metrolinx et en nous chargeant d’aller de l’avant avec le plan des
transports que le premier ministre McGuinty a annoncé
le 15 juin dernier et dont la mise en oeuvre coûtera dans les 17,5
milliards $.
Ces démarches nous offrent une belle occasion d’assurer la compétitivité
de notre économie, de protéger et de valoriser notre environnement et
d’améliorer la vie des citoyens de la région.
Au cours des quelques mois à venir, j’aurai l’occasion de rencontrer
beaucoup de monde — en ligne et en personne — et de parler de ce que
nous devrions faire pour profiter de ces occasions. Je m’attends avec
plaisir à recevoir vos commentaires.