Un mot de Rob MacIsaac, président de Metrolinx

Rob MacIsaacNous voici devant ce qui est peut-être notre dernière chance — mais aussi la meilleure — de mener à bien la planification des transports et l’aménagement des infrastructures dans la région du grand Toronto et de Hamilton (RGTH).

Tous ceux et toutes celles qui font la navette pour travailler — en voiture, par vélo ou sur les transports publics — connaissent bien le grand encombrement de nos routes et la congestion des transports en commun. Cette région métropolitaine figure parmi les cinq qui sont les plus congestionnées sur le continent nord-américain.

Nous avons à confronter ce dilemme en grande partie parce que la façon dont nous planifions et finançons les transports est inadéquate. Notre économie régionale a débordé les limites municipales, et la coordination de la planification et de la prestation des services fait défaut. Ce n’est pas compliqué : nous devons mettre plus d’argent dans les infrastructures de transport.

À part ces enjeux, nous constatons certaines tendances importantes qui nous amènent à repenser les déplacements dans la région :
 

  1. La mondialisation et la concurrence constituent, pour nous, de grands facteurs de changement. Pour faire la concurrence sur les marchés du monde, nous devrons faire en sorte que nos réseaux de transport soient d’une qualité égale ou supérieure à celle des réseaux dans d’autres villes semblables à la nôtre à travers le monde.
     
  2. Notre agglomération figure parmi celles qui croissent le plus rapidement en Amérique du Nord. Pour ce qui est des perspectives d’avenir, nous nous attendons à ce que la population de la RGTH augmente de trois millions au cours des 25 années à venir. Selon toute probabilité, ces personnes apporteront avec elles 1,5 million de voitures de plus.
     
  3. Partout dans le monde, on assiste à des montées en flèche du prix du pétrole. Cette augmentation se poursuit, et certains croient qu’elle n’en est qu’à ses débuts. Conduire une voiture devient de plus en plus cher. Il nous faut une planification qui tienne compte des prix élevés du pétrole, pour que les déplacements obligatoires des citoyens continuent d’être abordables.
     
  4. Le secteur des transports est la plus grande source des gaz à effet de serre (GES) au Canada, étant en cause dans 26 p. 100 des émissions. Ce secteur jouera donc un rôle de premier plan dans la recherche de solutions pour réduire les rejets des GES.
     
  5. Nous assistons, dans notre région, à une prévalence accrue des maladies des voies respiratoires, de l’obésité et du diabète. Ces problèmes de l’hygiène publique sont attribuables en partie à note accoutumance à l’égard de la voiture. Soulignons encore une fois que la modification du secteur des transports peut jouer un rôle clé dans les efforts pour assurer une meilleure santé à toute la population de la RGTH.

La modification des déplacements nécessite une démarche de politique publique essentiellement nouvelle. La ministre Cansfield et le gouvernement provincial ont pris un premier pas audacieux en créant Metrolinx et en nous chargeant d’aller de l’avant avec le plan des transports que le premier ministre McGuinty a annoncé le 15 juin dernier et dont la mise en oeuvre coûtera dans les 17,5 milliards $.

Ces démarches nous offrent une belle occasion d’assurer la compétitivité de notre économie, de protéger et de valoriser notre environnement et d’améliorer la vie des citoyens de la région.

Au cours des quelques mois à venir, j’aurai l’occasion de rencontrer beaucoup de monde — en ligne et en personne — et de parler de ce que nous devrions faire pour profiter de ces occasions. Je m’attends avec plaisir à recevoir vos commentaires.

 


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